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A la rencontre de l’art martial authentique (Combat, Santé, Survie)

Krav Maga NG : Défense personnelle & Le froid

25 Janvier 2016 , Rédigé par ADRV Publié dans #Survie Tout-Terrain


Pour commencer, bravo aux courageux du krav maga NG qui n’ont pas hésité à tester « les joies » du bain de mer : Température de l’air enregistrée le matin, ressentie 5°, rafales intermittentes 41km/heure, humidité relative 79%, température de l’eau 8 °, brise Nord très légère 4km/heure. Le temps idéal avec un ciel peu nuageux et ensoleillé.

 

          

 

 

 

 

Un bon bain matinal dans une eau à 8°
Rien de tel pour étudier les effets de l’hypothermie
Ecole Krav Maga NG de St Nazaire –dimanche 26 Janvier 2016

 

 

Pourquoi un tel travail ? Quel est l’intérêt ?

L'hypothermie est souvent déclenchée par une exposition prolongée au froid, à la pluie, au vent ou à la neige, ou bien à une immersion dans l'eau froide. Une température négative ralentit le processus mental indispensable pour prendre des décisions efficaces dans l’instant, réduisant nos capacités motrices et cognitives (la perte de motricité se manifeste entre 5 et 15 minutes en immersion en eau froide par exemple, voir beaucoup moins dans une eau gelée). Si vous ignorez les dangers de l’hypothermie, la mort peut survenir en quelques minutes. Grâce à l’approche par résolutions de problèmes sur le terrain, on peut voir les choses telles qu’elles sont et non pas telles qu’on les croit ou qu’on veut vous faire croire. Ce travail est optionnel et nullement obligatoire. Chacun conserve son libre arbitre et on doit le respecter. En général, se cacher derrière un paravent d’excuses pour ne pas participer à un scénario en immersion peut résulter du refus de voir réellement les choses, mais également du refus de se dépasser par peur de ses propres réactions ou du regard de l’autre. Même l’avis de la personne qui refuse cette méthodologie nourrit la critique constructive. Néanmoins, comme le disait les anciens maîtres, « A chacun sa voie... »

Ne pas se comporter en mouton de panurge en occultant ce travail salvateur

Ce désir de ne pas voir et ne pas entendre forge nos propres barrières ou l’art de se mentir à soi-même, altérant au passage nos instincts et nos sens salvateurs. C’est l’une des raisons pour laquelle la méthodologie que je préconise à travers le Krav Maga NG ne sera jamais populaire mais plutôt décriée car, comme le souligne le docteur LIEBERMAN, expert en psychologie comportementale, « Rares sont ceux qui s’efforcent véritablement de voir ce qu’ils n’ont pas envie de voir, d’entendre ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre et de croire à ce qu’ils aimeraient ne pas croire. Notre désir de ne pas voir agit comme un filtre contre l’information vitale, qui, souvent, nous permettrait de découvrir où est la vérité ». La majorité des nouveaux élèves (arts martiaux, sports de combat, self défense) est trop souvent influencée par le monde virtuel qui imprègne notre monde réel. Il affecte leur perception de la réalité et fausse les jugements. Le meilleur moyen de perdre la vie, c’est de se croire en sécurité partout, c’est être l’otage de ses propres certitudes.Pourquoi étudier l’hypothermie ? Avec une pédagogie utopique, axée sur un discours et des codifications imposées enseignés dans une zone de confort, on ne privilégie pas les principes de réaction immédiate, basés sur des gestes, des attitudes et des réflexes basiques. L’un des grands dangers de la self défense « en salle » est de croire ou faire croire qu’un bagage technique suffira à terrasser king Kong en 30 secondes par n’importe quel temps, n’importe où, n’importe comment. Ne pas prendre en compte les états émotionnels et les dangers des éléments naturels telle l’hypothermie est dangereux, voire criminel. Combien de personnes tombées ou poussées volontairement dans l’eau, coincées dans une voiture en train de couler ou encore essayant de secourir autrui en train de se noyer... ont perdu la vie ? Je rappelle que « Ne pas porter secours à autrui est puni par la loi (ancien article 63 du code pénal, aujourd’hui connu par l'article 223-6 alinéa 2 " Sera puni des mêmes peines (5 ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende) quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui, prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours"). Oui, mais voilà, se muer en sauveur de l’humanité en ignorant les dangers de l’hypothermie et les solutions pour vous sortir de ce mauvais pas, peut faire 2 victimes. VOUS et celle que vous vouliez aider !

Comprendre l’importance du mental et du verbe survivre à travers l’hypothermie

Une approche par résolution de problèmes sur le terrain permet à l’élève, trop souvent spectateur en salle ou dans un dojo, de devenir acteur sur le terrain. Elle le met face à ses qualités et à ses défauts. Très vite, il comprend que la frontière entre l’échec et la réussite est ténue. Le but premier d’une A.P.R.P.© est de mettre en évidence que le premier obstacle que nous aurons à affronter en cas de danger ou de catastrophe sera nos propres réactions. Le socle d’une véritable défense personnelle repose avant tout sur le mental. L’intelligence rationnelle est souvent anesthésiée en zone de challenge ou en zone de panique. En proie à des états émotionnels, notre jugement a de fortes chances d’être faussé. Hors, 90% de nos décisions se fondent sur nos émotions. Sachant que la vérité est la même quel que soit l’angle, alors il est recommandé de préparer le meilleur en amont et prévoir le pire en aval. Je vous rappelle que « Savoir pour prévoir et prévoir pour pouvoir » est la devise de notre école. En 1947, les modules du combat rapproché rappelaient aux soldats que « La véritable valeur d’une instruction poussée du combat rapproché ne réside pas dans le fait de doter chaque élève d’un certain nombre de recettes infaillibles pour tuer ou éviter d’être tué, mais dans celui de lui donner une arme supplémentaire : La confiance » (notions générales, « Le combat rapproché » TTA 405).
 
Travailler dans l’eau froide ou par temps froid permet d’aiguiser les instincts et les sens, de connaître les dangers mortels de l’hypothermie, d’établir les bonnes priorités dans l’instant, d’éviter toutes les inepties enseignées en self défense (bien au chaud) à base de supputations et de conversations de salon.Le docteur en psychologie David J. Lieberman rappelle que ce sont « les principes qui gouvernent nos pensées, pas les codifications. Il faut prendre conscience de nos propres blocages car ce sont eux qui nous empêchent de voir la réalité. Une fois assimilé, on est en mesure de les éliminer. La façon dont les gens voient le monde est souvent le reflet de la façon dont ils se voient eux-mêmes ».

Les principaux points à savoir et à retenir

  • Vous tombez à l’eau (15°), on observe un frissonnement intense, la température s’abaisse, rigidité musculaire, des troubles psychiques apparaissent : Obnubilation, léthargie
 
  • La survie dans une eau à 10° est de l’ordre de 1heure à 1 heure 30 suivant les individus (les personnes au gras prononcé ont une tolérance un peu supérieure).
 
  • Tomber dans l'eau glacée entraine l'arrêt de la respiration. Les zones touchées sont gelées en 4 minutes, on perd conscience en 7 minutes, la mort intervient en 15/20 minutes
 
  • La survie est plus longue lorsque la nuque est hors de l’eau : Des expériences SS furent effectuées dans les camps de concentration sur des prisonniers Russes dans des conditions inhumaines. C’est ainsi que les pilotes de la Luftwaffe furent les premiers à bénéficier des fameux Mae West, les gilets de sauvetage qui maintenaient la nuque hors de l’eau.
 
  • Le refroidissement est 20 à 30 fois plus rapide dans l’eau que dans l’air sec.
 
  • La distance que l’on peut espérer parcourir dans une eau à 10° dépasse à peine le km.
 
  • Eviter tout mouvement prolonge sa survie de 35%. Même dans une eau tropicale à 30°, le corps se refroidit très rapidement
 
  • Il est plus difficile d’échapper à l’hypothermie qu’à la noyade
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Renforcer la cohésion :
L’art de se réchauffer et de survivre grâce aux connaissances en amont
Ecole Krav Maga NG St Nazaire – Janvier 2016

 

Les conditions optimums de survie en immersion sont les suivantes

1-Etre habillé au maximum
 
2-Avoir la nuque et la bouche hors de l’eau sans effort
 
3-Ne pas bouger
 
Les signes d'hypothermie : Le frisson, mécanisme instinctif du corps humain, essaie de générer de la chaleur en contractant et en relâchant très vite les muscles. C'est un signe d'alarme qui va s'amplifier si vous ne faites rien. La peau va devenir bleu, le cerveau disjoncte, un état mental confus est un signe fiable d'hypothermie. Perte de conscience, coma et mort.
 
Survie en eau froide Données provenant de la U.S. Coast Guard
Température de l’eau 
Période avant
épuisement ou PC  
Période de survie 
0,25°  Moins de 15’   Moins de 15 à 45’
 0,25° à 5°  15 à 30’  30 à 90’
 5 à 10°  30 à 60’  1 à 3 heures
10 à 15°  1 à 2 heures  1 à 6 heures
15 à 20°  2 à 7 heures  2 à 40 heures
 20 à 25°   2 à 12 heures  3 heures à indéfinie
 + 25°    indéfinie   indéfinie

 

4 Phases de l’immersion en eau froide

  • Une idée faussement reçue veut que l’immersion en eau froide conduise automatiquement à l’hypothermie. La vérité, c’est que d’autres phénomènes graves se produisent bien avant que l’hypothermie se manifeste, chacun ayant ses propres caractéristiques physiologiques. Il y a quatre phases entourant l’hypothermie : La réaction du choc du au froid, la perte de motricité, l’hypothermie, le collapsus après sauvetage
 
  • La réaction du choc du au froid dure environ une minute après que l’on soit entré dans l’eau. Cette réaction réfère à l’effet de l’eau froide sur la respiration. On a le souffle coupé sur le coup, un réflexe spontané du au refroidissement soudain de la peau. Si la tête va sous l’eau, il y a danger que de l’eau soit aspirée involontairement dans les poumons à ce moment. Le résultat : la noyade. On comprend ainsi qu’un des avantages de porter un gilet de sauvetage est de justement garder la tête hors de l’eau à cet instant critique.
 
  • Un second facteur relié au choc du au froid est celui de l’hyperventilation . Tout comme le réflexe du souffle coupé, il s’agit d’une réaction naturelle au froid. Bien que cette réaction physiologique soit temporaire, la panique peut avoir un effet psychologique qui prolonge l’hyperventilation. Si elle se prolonge, elle peut provoquer la perte de conscience. C’est pourquoi il est essentiel de pouvoir reprendre le contrôle de sa respiration le plus rapidement possible.
 
  • Une autre réaction importante au choc initial du au froid est reliée à la fonction cardiaque. Alors que les artères se compriment par , le cœur doit travailler davantage pour pomper la même quantité de sang dans tout l‘organisme. Cet effort supplémentaire peut être fatal, en particulier chez les personnes souffrant d’une maladie cardiaque déclarée ou non.
 
  • Si vous le pouvez, entrez dans l’eau lentement pour minimiser le choc initial.
 
  • Si vous allez sur l’eau tôt le printemps ou tard l’automne, pensez à porter des vêtements qui offrent une bonne protection thermale pouvant minimiser, encore une fois, le choc du au froid.
 
  • La perte de motricité se manifeste entre 5 et 15 minutes d’immersion en eau froide.  La vasoconstriction réduit l’apport de sang vers les extrémités pour tenter de préserver la chaleur des organes vitaux en permettant que les mains et les pieds, par exemple, se refroidissent. Cependant, les fibres nerveuses et musculaires ne fonctionnent pas bien quand elles sont refroidies. On perd donc dans cette courte période de temps de la motricité dans les mains et les pieds, puis dans les bras et les jambes. Si vous ne portez pas de gilet de sauvetage, vous ne pourrez rester à flot et vous vous noierez. Par ailleurs, il deviendra de plus en plus difficile, voire impossible, d’entreprendre de vous sauver vous-même ou de survivre.
 
  • Le vent et l'eau sont des amplificateurs.
 
  • Le froid perturbe la conscience : En survie, établissez les priorités avant que la tombée de la nuit.
 
  • Il faut réchauffer la personne très lentement, en commençant par le noyau central. Pour se protéger, le corps a concentré le sang dans les zones indispensables à la vie : le cerveau. On considère qu'en dessous de 35°C, la personne entre en hypothermie. Entre 35 et 32°C, le corps frissonne pour se réchauffer. Si la température interne continue de baisser, les tremblements s'arrêtent et la personne entre en léthargie.Lorsqu'on secourt quelqu'un en haute montagne, cela permet de nous donner une idée de l'état dans lequel se trouve la victime.Le cœur ralentit doucement jusqu'à 30 pulsations à la minute, la respiration aussi. La personne a des troubles de la conscience. En dessous de 28°C, elle peut passer en arythmie, lorsque les battements du cœur sont irréguliers. A tout moment, elle peut faire un arrêt cardiaque.
 
  • Ne jamais vous réchauffer de suite près d'un feu. Si on installe la personne au coin du feu, elle peut faire de la vasodilatation et se refroidir à nouveau alors qu'on est en train de la réchauffer, car le sang circule à nouveau dans les zones froides du corps et se refroidit. En fait, il faut aller très lentement : la température du corps doit gagner un degré par heure. Deux situations dangereuses peuvent se présenter lors du traitement de l’hypothermie : un réchauffement trop rapide et un choc post-traitement. Un réchauffement trop rapide peut provoquer des problèmes circulatoires qui se manifesteront par de l’insuffisance cardiaque. Le choc post-traitement est une baisse subite de la température corporelle centrale qui survient au moment où la victime est retirée du bain d’eau tiède. La cause probable en est le retour veineux des membres vers le tronc à la reprise de la circulation. Le réchauffement du tronc et la stimulation de la circulation périphérique diminueront le choc post-traitement. L’immersion du tronc dans un bain d’eau tiède demeure le meilleur traitement, s’il est possible de le faire.
 
  • C’est prouvé, voir une personne qui a froid nous donne aussi froid
 
  • L’exercice musculaire pour se réchauffer augmente la déperdition calorique. A ne pas négliger en véritable survie.
 
  • Les personnes âgées, les bébés, les personnes malades et celles qui ne peuvent pas se déplacer facilement sont particulièrement vulnérables face à l'hypothermie.
 
  • Incroyable : Un garçonnet de 2 ans a survécu à une hypothermie record en Pologne. Vêtu que d'un simple pyjama, l’enfant a passé la nuit par -3°. La température de son corps avait chuté à 13°C. Le métabolisme des enfants protège davantage le cerveau que celui des adultes. Par contre, il y a de fortes chances que les dégâts cérébraux soient importants.
 
 

Des symptômes aux étranges effets de l'hypothermie sur le corps humain

L'hypothermie, lorsque la température corporelle descend en dessous de 35°C, produit d'étranges effets sur le corps humain. Alors que le froid de l'hiver commence à sérieusement se faire ressentir, il est temps de faire un petit point sur les effets de l'hypothermie. Un phénomène qui se produit lorsque la température corporelle descend en-dessous de 35°C. hypothemie

 

Comment l'hypothermie se manifeste t-elle et quels sont les moyens de l'éviter ?

Vous avez froid ? Vos doigts se raidissent et des frissons vous parcourent le corps ? Vous pourriez bien ressentir les premiers effets de l'hypothermie. Celle-ci débute dès que la température de votre corps descend en dessous de 35°C. Vous commencez alors à grelotter, vos mouvements deviennent de plus en plus difficiles, vos gestes sont ralentis et votre coordination laisse à désirer. Les personnes souffrant d'hypothermie sont également confuses, désorientées ou hébétées. Dans ce cas, elles s'expriment de façon désordonnée et agissent comme si elles étaient sous l'influence d'alcool ou de drogues. Si l'hypothermie devient sévère, les fonctions vitales ne sont plus bien assurées, les rythmes respiratoire et cardiaque ralentissent très fortement, conduisant à un réel danger. Résultat, les personnes souffrant d'hypothermie sévère perdent souvent connaissance avant de mourir, si rien n'est fait pour les sauver et notamment si la température descend en dessous de 13°C (record de température d'un corps humain adulte vivant). Mais, avant de perdre conscience, elles adoptent d'étranges comportements qui pourraient bien être un dernier effort de survie.

S'enterrer ou mourir

C'est bien connu, les animaux au sang chaud hibernent l'hiver en s'enterrant dans une petite tanière close. Le faible espace qui les entoure leur permet de minimiser la perte de chaleur corporelle. Seulement, voilà, pas facile pour les humains de s'enterrer ou encore de passer les mois d'hiver à dormir et sans manger. Toutefois, dans les derniers instants, certaines victimes ont adopté un comportement similaire à celui des animaux hibernant, appelé "enfouissement terminal". En 1995, des chercheurs allemands ont décrit, dans le Journal of Legal Medicine, les victimes d'hypothermie ayant adopté "une position qui indique un mécanisme final de protection", rapporte LiveScience. L'enfouissement terminal est un comportement qui n'est pas encore bien compris, ni même étudié en profondeur. Concrètement, les personnes ont tendance à rechercher un espace petit et confiné pour se protéger, par exemple sous un lit, derrière des meubles, etc. Les scientifiques allemands ont estimé que "c'est un processus visiblement autonome du tronc cérébral, qui est déclenché dans la dernière phase de l'hypothermie. Il produit alors un comportement primitif d'enfouissement et de protection, observé chez les animaux qui hibernent".

Se déshabiller pour survivre

Aussi étrange que l'enfouissement terminal puisse sembler, le "déshabillage paradoxal", peut l'être encore plus. Ce terme, un peu étrange, décrit un comportement largement répandu chez les victimes d'hypothermie extrême, qui enlèvent une partie de leurs vêtements. Sans surprise, l'initiative est loin de les réchauffer puisqu'elle augmente encore la perte de chaleur corporelle. Pour tenter de réchauffer quelqu'un souffrant d'hypothermie sévère, il est conseillé d'utiliser sa propre chaleur corporelle. Pour cela, les experts en premiers secours recommandent que les deux personnes n'aient peu ou pas de vêtement sur elles, pour faciliter la transmission de chaleur. Toutefois, ce conseil de premier secours n'a aucun lien avec le déshabillage paradoxal, qui s'explique par un tout autre phénomène, estiment les chercheurs. Afin de réduire au maximum la perte de chaleur dans les extrémités, les vaisseaux sanguins du corps de contractent. Mais au bout d'un certain temps, les muscles nécessaires à la vasoconstriction s'épuisent et s'arrêtent. Le sang chaud passe alors rapidement des organes vitaux aux extrémités. Résultat, les victimes d'hypothermie sont, tout à coup, submergés par une vague de chaleur. Déjà désorientées et confuses, elles ont l'impression de mourir de chaud et retirent leurs vêtements. La plupart du temps, le déshabillage paradoxal apparaît juste avant l'enfouissement terminal. Les chercheurs allemands ont ainsi observé que "la position finale dans laquelle les corps ont été trouvés n'a pu être obtenue que si la victime s'est déplacée à quatre pattes ou en rampant sur le ventre, causant des plaies aux coudes et aux genoux. Cela se produit après que la personne ait enlevé ses vêtements".

Comment éviter l'hypothermie ?

L'hypothermie touche un plus grand nombre de personnes pendant l'hiver, bien évidemment. Toutefois, la température corporelle de personnes très jeunes, âgées, en malnutrition, alcooliques, dépendantes de la drogue ou encore souffrant de maladies chroniques est plus susceptible de chuter rapidement bien en-dessous de 35°C. Selon les Instituts Nationaux de la Santé, il existe plusieurs façons d'éviter l'hypothermie. La première et la plus simple ? Ne lésinez pas sur les vêtements chauds. N'hésitez pas à porter des vêtements adaptés au froid comme des mitaines ou des moufles, plus efficaces que les gants, des bonnets (en polaire), des écharpes. Il est également conseillé de porter plusieurs couches de vêtements secs et protégeant du vent, plutôt qu'un seul gros pull. Si la météo est particulièrement humide et froide, sachez également que l'eau accélère la perte de chaleur corporelle d'environ 25% par rapport au vent. Boire et manger chaud sont également de bonnes idées. En revanche, l'alcool est à éviter. Si ce dernier peut donner l'impression d'avoir chaud, il favorise en réalité un état d'hypothermie. En effet, l'alcool, en plus d'entraîner un comportement risqué et irrationnel, provoque une dilatation des vaisseaux. C'est-à-dire que ces derniers se dilatent et réchauffent le corps, donnant l'impression de ne pas avoir froid. Mais il ne réchauffe aucunement le corps.

Agir rapidement en cas d'hypothermie

L'hypothermie est une condition sérieuse et doit être traitée par des professionnels médicaux le plus rapidement possible pour éviter les dommages. Les traitements de premiers secours sont une bonne solution. Ils comprennent notamment le réchauffement de la victime avec des couvertures chaudes et sèches, le contact d'un corps plus chaud, l'application de compresses chaudes. Enfin, si la personne souffrant d'hypothermie est assez alerte pour avaler, il est conseillé de lui administrer des fluides tièdes, salés et non-alcoolisés. Néanmoins, il faut noter qu'en dépit des risques, "les humains peuvent sortir dans des environnements extrêmement froids et tout à fait s'en sortir", explique John Castellani, de l'US Army Research Institute of Environmental Medicine, cité par LiveScience. »

Sources : Morgane Henry, le 09 décembre 2013 Copyright © Gentside Découvertewww.maxisciences.com
 

             

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